Artiste contemporain, enfin !

Photo © Egg Cetera Catering

L’appellation artiste contemporain m’a longtemps effrayé.
Conscient de mes capacités créatives, doutant de ma technique, je préférais me dire créateur. Puis, après quelques années, de nombreuses rencontres et des centaines de pièces vendues vers les cinq continents, j’accepte mes techniques comme étant valables pour le monde des arts. J’accepte d’être un artiste contemporain.

Réactions très positives

Lors du vernissage de l’exposition, au Med’s en 2010, les réactions sont très positives. Notamment celles de professionnels et intervenants du monde de l’art présents ce soir là. C’est une première étape qui est franchie et me voilà un peu rassuré quant au potentiel de mes créations.

Deux mois plus tard, débute le Quai des Artistes, à Cassis. Il s’agit d’une exposition nocturne, sur le port de Cassis (un cadre somptueux) et c’est l’opportunité pour les artistes de présenter leur travail à des gens qui se promènent ou se détendent, mais qui ne sont pas là pour voir de l’art. Nouvelles angoisses. Et, une fois les prix adaptés, tout se passe bien. C’est l’occasion de faire de très belles rencontres et de nombreuses ventes. Je commence à prendre confiance.

Au printemps suivant, j’expose au SIAC à Marseille. C’est le Salon International de l’Art Contemporain, plus de 170 artistes exposent leur travail pendant 4 jours.
Les 12 000 visiteurs ont la possibilité d’acheter des œuvres bien sûr, mais aussi de voter pour un artiste pictural et un sculpteur.
Pour ma plus grande joie, ça se passe bien pour les ventes et pour les votes : le public me classe 5e sur 127 artistes picturaux (et me classe 3e, 2 ans plus tard) !

2 mois plus tard, c’est le Sm’Art à Aix-en-Provence, un autre grand salon d’art contemporain. Les ventes sont également au rendez-vous, et, plusieurs artistes m’achètent des créations, faisant de moi un « adoubé par ses pairs » !

Une première année très positive donc.
D’autant qu’elle est émaillée de rencontres avec différents acteurs du milieu de l’art contemporain dont j’écoute les avis :
« Vous avez une démarche complètement artistique »
« La technique ? Mais on s’en fout de la technique ! »
« Le but d’une œuvre d’art est de transmettre une émotion, les vôtres y parviennent fort bien »…

Pour autant, les doutes subsistent. Puis-je me prétendre artiste ?

Du sens ! Du sens !

Puis, un beau jour, j’apprends que René Magritte, dont j’admire l’œuvre, a déclaré après sa rencontre avec Giorgio de Chirico  : « La rencontre a été plus grande et plus importante qu’avec les futuristes […] Chirico ne s’inquiétait pas d’une manière de peindre, mais de ce qu’il faut peindre… »
(écoutez l’enregistrement de la voix de Magritte).

Cette phrase, prononcée par ce grand artiste, est importante dans mon cheminement. Elle exprime que la technique est secondaire par rapport au sens.

Le sens, le cœur même de mes créations.
Il est donc possible que je sois un artiste…

Je découvre ensuite des artistes contemporains, comme Barbara Kruger, Banksy, Ben, René Gagnon, Jean-Michel Alberola, Miss Tic… et réalise que nos travaux peuvent se comparer, même si je ne suis qu’au début d’une démarche artistique entamée par eux il y a plus longtemps.

Alors oui, enfin j’accepte de voir les choses telles qu’elles sont : je suis un artiste, un artiste contemporain !

Vous me donnez confiance

Et bien sûr, il y a les ventes qui flattent et qui permettent de tenir, de progresser : à ce jour (avril 2017) plus de 1500 de mes estampes numériques décorent des murs dans 50 pays, de l’Australie aux USA, de l’Italie à la Norvège, de Singapour au Liban !

Ainsi, de belles rencontres en découvertes, de ventes en encouragements, vous me donnez confiance en mon travail et faites grandir en moi le désir d’aller plus loin.
Merci à vous.

Crédits photos : Egg Cetera, SIAC
Document sonore : enregistré au Musée Magritte, à Bruxelles.

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